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À la Une: au Brésil, la transition s’annonce difficile – Revue de presse internationale

todaynovembre 2, 2022

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Trente-six heures après sa défaite, « Jair Bolsonaro est enfin sorti du silence hier [1er novembre, ndlr], pour une courte déclaration, deux minutes durant lesquelles il s’est engagé à respecter la Constitution, mais sans mentionner sa défaite et sans même citer le président Lula comme le veut pourtant la tradition », regrette O’Globo qui se réjouit néanmoins « que la transition soit désormais en marche », un véritable « sentiment de soulagement » dit le quotidien brésilien. Soulagement également partagé par le New York Times, « même s’il n’a pas reconnu sa défaite », note le quotidien américain, « le leader d’extrême droite ne conteste pas les résultats comme on pouvait le redouter après qu’il a averti pendant des mois que la seule façon de perdre serait que le vote soit volé ».

Pour autant, fait encore valoir le New York Times, « la question est maintenant de savoir comment les commentaires de Bolsonaro seront reçus par ses milliers de partisans déçus » et notamment les routiers qui « ont bloqué des centaines d’autoroutes ces derniers jours afin de paralyser le pays et de renverser l’élection d’une manière ou d’une autre ». Bolsonaro a certes condamné ces blocages, mais a reconnu « le sentiment d’injustice » qui a conduit à ces manifestations, note le Wall Street Journal. Une « déclaration ambigüe », dans un pays encore « marqué par les souvenirs de la grève des camionneurs en 2018 », souligne le quotidien américain, « grève qui dans un Brésil qui dépend fortement du transport de marchandises, avait entraîné des pénuries de nourriture et de médicaments dans tout le pays ».

Bolsonaro ne va pas faciliter la transition avec Lula

« Bolsonaro joue avec le feu en ne décourageant pas ses partisans à manifester », commente Le Temps. « Bolsonaro va utiliser les deux prochains mois pour handicaper l’administration de Lula dès le début », assure également un analyste politique dans le Times. Et même si les routiers devaient lever les barrages, « les difficultés ne font que commencer pour Lula », commente de son côté le Suddeutsche Zeitung, « alors que de nombreux Brésiliens nourrissent une véritable haine contre Lula caricaturé en communiste et en adorateur de Satan ». Voilà pourquoi, explique l’éditorialiste allemand, « il est d’autant plus important que Lula obtienne un large soutien de la communauté internationale ». Lula qui, avant son intronisation le 1er janvier prochain, doit effectuer plusieurs voyages à l’étranger, « dès ce dimanche, il est attendu à la COP 27 de Charm el-Cheikh », rapporte de son côté Die Welt.

Israël : Netanyahu proche d’un retour au pouvoir, un an après son départ  

Même si rien n’est joué alors que « tous les votes des législatives d’hier [1er novembre, ndlr] n’ont pas encore été dépouillés, […] Netanyahu obtiendrait une majorité grâce au triomphe de l’extrême droite », note le Haaretz. Le journal qui n’a d’ailleurs pas de mots assez forts pour dénoncer « un jour sombre dans l’histoire d’Israël » sur le point, dit-il, « d’entamer une révolution de droite, religieuse et autoritaire dans le but est « de détruire l’infrastructure démocratique sur laquelle le pays a été construit » ».

« Netanyahu a promis qu’il formerait la coalition la plus à droite de l’histoire du pays », s’inquiète également le Wall Street Journal, « avec une alliance faite de législateurs d’extrême droite et de religieux ultra-orthodoxes qui proposent des mesures sévères pour réprimer l’agitation palestinienne en Cisjordanie et pour adopter une législation visant à affaiblir le système judiciaire israélien ». Le décompte des voix pourrait encore prendre plusieurs heures, voire plusieurs jours, note de son côté le Jerusalem Post.

Polémique en Italie après la nomination d’un ministre photographié en nazi 

L’information est reprise dans une grande partie de la presse européenne ce 2 novembre, qui publie la photo du ministre Galeazzo Bignami, alors dans sa vingtaine, « tout sourire en chemise et cravate noires et portant un brassard avec une croix gammée nazie ». La photo a beau avoir été prise « il y a longtemps à un enterrement de vie de garçon, plaide Bignami », elle « plombe (littéralement) la nomination du ministre », titre le quotidien belge Le Soir. « Quand le passé ne passe pas », s’indigne La Repubblica qui rapporte l’avalanche de critiques suscitée par cette nomination actée par la Première ministre post-fasciste Giorgia Meloni. « Un acte intolérable, une indécence vis-à-vis de la Constitution et des victimes du nazisme, […] Honte à toi Giorgia Meloni », a ainsi tweeté un député du parti démocrate. « Et ce n’est pas le seul dont la nomination au gouvernement suscite des critiques », fait valoir The Guardian qui pointe du doigt « Claudio Durigon, l’actuel secrétaire d’État au Travail qui avait tout simplement proposé de rebaptiser un parc du nom de l’ancien frère de Benito Mussolini ». 

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