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À la Une: au cœur de la COP27, l’aide aux pays pauvres durement frappés par la crise climatique – Revue de presse internationale

todaynovembre 7, 2022

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« Pour la première fois, le financement des dégâts causés par le réchauffement climatique » sera au menu de la Conférence sur le climat qui réunit une centaine de chefs d’États à Charm El-Cheikh, titre la quasi-totalité de la presse internationale, à l’instar d’El Pais qui explique « que ce sont les pays les plus pauvres et qui polluent le moins qui sont les plus grandes victimes du réchauffement et veulent donc que ce Sommet serve à établir un mécanisme de compensation. »

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« C’est une réalité perverse », commente également le Guardian qui veut que « les pays qui ont le moins contribué aux gaz à effets de serre souffrent le plus », après une année catastrophique, note encore le quotidien britannique qui a vu « 37 millions de personnes souffrir de la faim et de la famine dans la corne de l’Afrique frappée par la sécheresse, et un tiers du Pakistan sous les eaux ».

Et voilà qui va sans doute « empoisonner les discussions entre le Nord et le Sud » en Égypte, explique de son côté Le Soir. Comme le New York Times, le journal belge note « que la volonté politique des pays riches reste limitée. Les États-Unis et l’Union Européenne craignent que ces compensations ne deviennent une responsabilité illimitée. » En clair, « qu’ils soient tenus pour seuls responsables des milliards de dollars de dommages liés à leurs émissions », souligne le Washington Post qui rappelle « que 80 % des émissions responsables du réchauffement de la planète proviennent des vingt plus grandes économies du monde. »

En pleine crise énergétique mondiale, les pays riches traînent les pieds

« Frappés par les hausses des prix de l’énergie, en pleine guerre ukrainienne et cherchant à s’affranchir de leur dépendance aux énergies fossiles russes, les pays occidentaux songent avant tout à soutenir leur propre population et leurs entreprises », explique Le Soir. « Les pays riches n’ont pas non plus respecté la promesse faite il y a 10 ans de fournir 100 milliards de dollars par an de soutien financier aux pays vulnérables au climat », note le Washington Post qui estime que la question est maintenant de savoir « comment les États-Unis vont réagir. »

Le quotidien américain voit une pointe d’espoir dans les dernières déclarations de John Kerry, l’envoyé spécial des États-Unis pour le climat qui, tout en rejetant « toute notion de responsabilité légale », soutient l’idée d’un système « qui permettrait d’affecter de l’argent là où c’est nécessaire ». Reste également à savoir ce que fera la Chine, l’autre grand pollueur de la planète. Xi Jinping est absent du sommet, mais Pékin « s’est engagé à aider 19 pays africains » rapporte le South China Morning Post, qui note néanmoins « que certains pays africains pourraient préférer que la Chine les aide à exploiter des gisements de combustibles fossiles plutôt que de développer l’énergie verte. »

États-Unis : les démocrates donnés perdants des midterms, à la veille du scrutin

L’ensemble de la presse anticipe déjà la défaite du camp présidentiel, à l’instar du New York Times pour qui « les électeurs américains, secoués par une inflation record et des inquiétudes quant à leur sécurité, ont montré des signes clairs de leur volonté de rejeter le contrôle démocrate de Washington. »

► À lire aussi : «Midterms» aux États-Unis: conservateurs et démocrates au coude-à-coude dans le sud du pays

« Une spectaculaire victoire républicaine se profile », estime également le correspondant du Soir tandis que le Guardian souligne « le combat d’arrière-garde de Joe Biden, alors que les républicains semblent prêts à s’emparer des deux chambres du Congrès. »

« Cette élection de mi-mandat va répondre aux grandes questions de l’Amérique : Biden est-il fini et Trump va-t-il se représenter ? », commente de son côté le Times qui, comme le Washington Post, estime que la certitude est que « Trump va revendiquer la victoire pour lui-même », ouvrant très vite la course pour la présidentielle de 2024.

L’Ukraine doit montrer qu’elle est « ouverte à la négociation avec la Russie »

L’exigence a été formulée par Washington « en privé » à Kiev, rapporte le Washington Post, une information reprise par l’ensemble de la presse internationale aujourd’hui. « Washington ne pousserait pas l’Ukraine à la table des négociations, mais aimerait que Kiev renonce à son refus public d’engager des pourparlers de paix tant que Poutine est au pouvoir », souligne le Post. Car selon les États-Unis, « Zelensky risque de provoquer une lassitude des alliés à l’égard de l’Ukraine s’il persiste à rejeter toute négociation », explique de son côté le Guardian. Face à une guerre qui se prolonge, « Kiev a besoin du soutien de ses alliés et ne doit pas les décourager », commente El Pais, qui note également que la crainte que la possible victoire des républicains demain aux États-Unis « n’affecte l’aide apportée à l’Ukraine. »

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