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À la Une: Benzema hors-jeu au Mondial – Revue de presse française

todaynovembre 20, 2022

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La Coupe du monde débute cet après-midi au Qatar. Sans Benzema. À l’inverse des alchimistes qui métamorphosaient jadis le plomb en or, L’Équipe tourne « en Une » le dernier Ballon d’Or en « ballon de plomb ». La blessure à la cuisse du buteur français ? Un « coup de poignard », un « cauchemar » qui, « peut-être… refermera l’histoire inachevée sous le maillot bleu », de Karim Benzema, se désole L’Équipe.

Mais avant ce crépuscule de Benzema dans les sables du Qatar, les fans de foot se disaient fins prêts pour suivre ce Mondial. Selon un sondage Opinionway pour Le Parisien Dimanche, 87% d’entre eux assuraient vouloir en regarder des matches. À l’inverse, 54% des Français, dans leur ensemble, disaient ne pas vouloir regarder cette édition 2022, un sur quatre exprimant même un sentiment de « honte » en pensant à la Coupe du monde au Qatar.

Le Qatar en crampons

Le Qatar, justement. L’hebdomadaire L’Obs décrit cet émirat du golfe comme « un pays de cailloux et de poussière, où hormis quelques dunes de sable dans le sud, les seules montagnes sont les gratte-ciel de verre (…) Un bout de désert où il fait chaud à crever ». Mais au-delà du décor, ce « confetti » détient, « à l’échelle du monde, une puissance de frappe qui donne le tournis : avec 24,7 milliers de milliards de mètres cubes de gaz naturel, le Qatar se place à la troisième place des réserves mondiales, derrière la Russie et l’Iran. Avec son PIB par habitant, il s’impose comme le pays plus riche au monde ».

L’hebdomadaire Le Point, note que l’enquête sur les circonstances exactes de chaque mort (pendant les travaux de construction des stades), qui était réclamée de longue date par les organisations de défense des droits de l’homme… que cette enquête, donc, n’a jamais été menée par le Qatar. 

Comme le souligne cet hebdomadaire, « le Qatar souhaite manifestement enterrer ce dossier encombrant, dont la réouverture pourrait entraîner des demandes de milliards d’euros de dédommagement aux familles des victimes ».

Sabre au fourreau, au Burkina Faso ?

Dans le Sahel, la France n’écarte pas le départ des forces spéciales françaises basées au Burkina-Faso, où des manifestations contre la présence française ont eu lieu, hier. C’est ce que dit le ministre des Armées auJournal du Dimanche. « Il est évident que la révision de notre stratégie générale en Afrique interroge toutes les composantes de notre présence, y compris les forces spéciales », déclare Sébastien Lecornu dans un entretien au JDD.

La France profil bas en Afrique ?

Justement. La France ayant définitivement mis fin à l’opération militaire « Barkhane », Paris doit à présent préciser le détail de la stratégie que l’Élysée entend à présent engager en Afrique. Quelle posture militaire y adopter ? L’hebdomadaire Marianne a sa « petite idée ». Selon ce magazine, « en creux », le programme pour les troupes françaises présentes en Afrique esquissé par l’Élysée devrait consister à « rester, mais devenir quasi invisibles ». La stratégie militaire de la France devrait y consister à « aider ponctuellement, à la demande, les États africains du Sahel », résume Marianne, compte tenu de « la contestation de la politique française en Afrique, partie du Mali (et qui) gagne du terrain », énonce ce journal. Lequel se demande « comment la junte malienne décriée par Paris peut-elle être qualifiée d’ « illégitime » et d’ « illégale » quand la succession quasi monarchique du fils Déby au Tchad est soutenue par l’Elysée ? ». Selon Marianne, « les drapeaux russes dans les rues de Bamako, de Ouagadougou ou de Dakar disent moins l’envie de Poutine que le divorce consommé avec un vieux monde auquel la France est maintenant étroitement identifiée ».

La COP château de sable

À la COP 27, enfin, les pays les plus vulnérables ont obtenu la création d’un fonds destiné à compenser les dégâts climatiques qu’ils subissent. Cette Conférence des Nations-Unies sur le climat, qui vient de s’achever sur un accord, à Charm el-Cheick, en Égypte, était présentée comme la COP africaine. Illustration dans la presse magazine, cette semaine, des dégâts du dérèglement climatique en Afrique : le sable y disparaît des plages.

« Avalé par la montée des eaux, pillé et revendu aux industriels du BTP, le sable disparaît à vue d’œil des plages africaines », constate L’Express. « Un désastre environnemental et humain ».

Comme le souligne cet hebdomadaire, cette calamité « frappe les côtes du littoral atlantique africain, où la mer avance de 1 à 5 mètres par an en moyenne, et où le sable disparaît à vue d’œil, double victime de l’érosion et d’une extraction à grande échelle à destination de l’industrie du bâtiment ».

Dans L’Express, un expert au Programme des Nations unies pour l’environnement, rappelle que « l’Afrique verra sa population doubler d’ici à 2050 » et qu’en conséquence, « inévitablement, cela va accélérer l’exode rural vers les villes et les zones côtières, et donc l’urbanisation effrénée. La demande en sable – l’un des principaux composants du béton – va donc exploser », prédit-il. Une bétonisation qui a de quoi accentuer l’érosion naturelle. « Cycle infernal aux conséquences catastrophiques », se navre L’Express.

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