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À la Une: de capitaine à… président ! – Revue de presse Afrique

todayoctobre 17, 2022

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Pas de surprise au Burkina Faso : le capitaine Ibrahim Traoré, qui a pris le pouvoir il y a deux semaines, a été désigné, vendredi 14 octobre, à l’unanimité, lors d’assises nationales, président de transition jusqu’à l’élection présidentielle prévue en juillet 2024.

En effet, relève le quotidien Aujourd’hui, « le tombeur de Damiba ne pouvait qu’être que calife à la place du calife. En Afrique, et même sous d’autres cieux, on ne prend pas le pouvoir pour le remettre à une tierce personne. (…) Sa première tâche, poursuit Aujourd’hui, sera de remotiver l’armée pour le combat contre les katibas au Sahel, à l’Est et au Nord. Remotiver également la hiérarchie militaire et surtout œuvrer à ce qu’elle l’accompagne dans toute sa plénitude. En effet, et c’est un secret de polichinelle, certains hauts gradés n’avaient pas totalement « digéré » le coup d’État du 30 septembre dernier. À présent, tout semble rentrer dans l’ordre. » Et désormais, « le jeune président de la transition a 21 mois pour dépêtrer le Burkina de la gadoue terroriste, politique, économique et sociale. Une gigantesque tâche qui requiert qu’il soit lucide, ait le discernement et s’entoure d’une équipe compétente. »

Nouveau pied des nez des jihadistes

Alors, « le combat prioritaire, le seul pour Ibrahim Traoré, actuellement, insiste WakatSéra, c’est celui de rétablir et renforcer la sécurité sur le territoire burkinabè où les terroristes se sont enkystés et sèment mort et désolation. Et pas plus tard que ce samedi [15 octobre, ndlr], comme s’ils voulaient faire un pied de nez au nouveau capitaine du navire battant pavillon rouge-vert frappé d’une étoile jaune, les hommes armés ont tendu une embuscade à une unité mixte de soldats et de Volontaires pour la défense de la patrie. C’était à Bouroum dans le centre-nord du Burkina. Le bilan provisoire fait état de 12 morts, dont quatre soldats et huit supplétifs de l’armée, et cinq personnes portées disparues. (…) Le capitaine Ibrahim Traoré et ses hommes doivent (donc) se concentrer sur les priorités de l’heure, pointe encore WakatSéra, s’attaquer à l’ennemi, le bon, et éviter des pièges, comme le populisme rampant et le gouvernement par les réseaux sociaux, alors qu’une bonne partie de la société civile et de l’opinion est prise au piège des infox et de la complotite. »

La main de la Russie ?

Justement, attention, prévient L’Observateur Paalga, « quand on voit cette foule bigarrée brandissant des drapeaux russes sur fond de talibanisation rampante, on se demande en effet si le piège ne va se refermer sur Ibrahim Traoré, s’il a encore d’autre choix que de céder à la tentation de Moscou qui est pourtant loin d’être la panacée au cancer terroriste qui nous ronge. Bien au contraire. On ne le sait que trop d’ailleurs, Wagner, le groupe de mercenaires champion du monde de l’intox et de l’infox, est la main invisible qui, de Roch à Traoré en passant par Damiba, chauffe à blanc sa cinquième colonne burkinabè, quitte à accentuer nos divisions pour parvenir à ses fins funestes. Et il y est presque, s’inquiète L’Observateur Paalga, sans qu’on sache trop où le nouvel homme fort du Burkina trouvera les ressources pour rétribuer des barbouzes qui se font payer à coup de concessions minières. En attendant, Wagner ou pas, Ibra sait qu’il n’a pas droit à l’erreur s’il ne veut pas connaître, pour le malheur du Burkina, le même sort que Damiba. »

Des Iliouchine dans le ciel burkinabè…

Toujours dans ce même chapitre, Jeune Afrique dévoile un mystérieux ballet d’avions de transport de fabrication russe…

« Le 30 septembre, quelques heures après le déclenchement du putsch par le capitaine Ibrahim Traoré et ses hommes, un Iliouchine II-76 s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Ouagadougou, affirme Jeune Afrique. Selon nos informations, il arrivait de Bakou, en Azerbaïdjan. » À son bord, des caisses de fusils mitrailleurs AK-47 et de munitions. « Le lendemain, le 1er octobre, rebelote, s’exclame le site panafricain. Nouvel atterrissage d’un Iliouchine à Ouagadougou, alors que les putschistes avaient officiellement fermé les frontières aériennes et terrestres à minuit. Quelques jours plus tard, le 5 octobre, un nouvel appareil de fabrication russe se pose à l’aéroport de Bobo-Dioulasso. Enfin, le 13 octobre, un autre avion de transport – probablement encore un Iliouchine II-76 –atterrit à Ouagadougou. Cette fois, le chargement qui en sort est bien plus conséquent : deux hélicoptères, un Mi-8 et un Mi-35. Plus d’une vingtaine d’individus les accompagnent. »

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