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À la Une: le chef de la diplomatie malgache limogé – Revue de presse Afrique

todayoctobre 19, 2022

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« Imbroglio au sommet de la diplomatie malgache, constate Le Monde Afrique. Le ministre des Affaires étrangères, Richard Randriamandrato, a été limogé hier (mardi) pour avoir pris la décision de voter en faveur de la résolution condamnant ‘les annexions illégales de la Russie sur l’Ukraine’. C’était il y a une semaine à l’ONU. Depuis le début de la guerre, Madagascar avait, comme d’autres pays africains, toujours choisi de s’abstenir de voter des résolutions contre la Russie, campant fermement sur une position de neutralité. Le revirement opéré la semaine dernière avait d’emblée suscité des questions à Antananarivo, pointe encore Le Monde Afrique, et l’hypothèse d’une initiative solitaire du ministre – sans l’aval du chef de l’Etat, Andry Rajoelina – avait été avancée par L’Express de Madagascar, l’un des principaux quotidiens du pays. Le journal évoquait une première consigne ordonnant de voter l’abstention, envoyée aux diplomates malgaches en poste à New York, puis, quelques minutes avant le scrutin, l’ordre de se rallier à la condamnation des annexions russes. »

Pression russe ?

Alors, s’interroge Le Monde Afrique, « Andry Rajoelina a-t-il été mis devant le fait accompli (par son ministre), ou avait-il cautionné cette position d’équilibriste avant d’être contraint de désavouer son ministre sous la pression de la Russie ? Difficile de trancher. Une chose est sûre : la volte-face survient dans un contexte de rapprochement avec Moscou, matérialisé entre autres par la signature d’un accord de coopération militaire au printemps, la promesse d’annulation de la dette bilatérale et le soutien renouvelé du Kremlin sur la demande de restitution (par la France) des îles Éparses. »

Des éléments nouveaux ?

Sur place, à Madagascar, L’Express s’interroge : « ainsi Madagascar a voté contre la Russie, après avoir longtemps observé la neutralité. Cependant, le plus important n’est pas la palinodie (le changement d’opinion), mais les éléments de ce revirement, affirme le journal. Peut-être que les autorités ont des éléments nouveaux que nous ignorons, mais auquel cas, il faudrait nous les faire connaître parce que c’est une décision qui pourrait engager la vie, ou la mort, de tous. »

Pour sa part, Midi Madagascar rappelle que « les relations extérieures appartiennent aux domaines réservés du président de la République (…). Le ministre en charge de ce domaine est tenu de suivre l’orientation définie par le chef de l’Etat, quand bien même il serait le chef de la diplomatie. En ne se référant pas à qui de droit, le ministre des Affaires étrangères a fait en quelque sorte preuve, estime Midi Madagascar, d’insubordination hiérarchique. »

Nouveau clash entre le Mali et la France à l’ONU…

À la Une également, cette nouvelle passe d’armes entre Bamako et Paris à la tribune de l’ONU… Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, s’en est pris encore à la France qu’il accuse d’avoir soutenu des groupes terroristes. L’ambassadeur français a vigoureusement démenti.

« De quel côté se trouve donc la vérité ? », s’interroge WakatSéra au Burkina. « Peut-être que les ‘preuves concrètes’, toujours promises mais jamais produites par les Maliens, seront capitales pour dire si oui ou non, la France a joué ce jeu trouble. À moins que tout ceci ne soit que du bluff de la part des putschistes, qui ont habitué l’opinion aux stratagèmes et autres ruses populistes pour faire diversion sur leur véritable intention de garder ce pouvoir qu’ils doivent remettre aux civils à l’issue d’une transition de deux ans. »

En tout cas, « pendant ce temps, les attaques contre les Forces armées maliennes et les populations civiles se multiplient, déplore WakatSéra, dans un Mali acculé par les combattants terroristes et pris en même temps au piège de putschistes assoiffés de pouvoir mais incapables de sécuriser le territoire national. »

… et des tensions toujours entre le Mali et l’ONU

Enfin les tensions persistent aussi entre le Mali et l’ONU… Hier, toujours à New-York, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a brossé un sombre portrait de la situation sécuritaire au Mali. Non, a répondu le chef de la diplomatie malienne qui a vanté l’action des Forces armées malienne. Commentaire du Pays au Burkina : « Il plane sur la tête de la MINUSMA, la mission au Mali, comme une épée de Damoclès, le risque d’être éconduite tel un malpropre du Mali tout comme l’a été la Force française Barkhane qui a trouvé refuge au Niger voisin. » 

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