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À la une: TotalEnergies, une entreprise qui déchaîne les passions – Revue de presse française

todayoctobre 30, 2022 1

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« Accusé Total levez-vous » clame l’Express. Des 10 milliards de super profits à la crise des carburants en France, au tweet de son patron justifiant ses 52% de hausse d’un salaire astronomique quand tout le monde se serre la ceinture, TotalEnergies enchaîne les «badbuzz» […] et « les polémiques nous dit l’hebdomadaire français. Dans un dossier très complet agrémenté d’une heure d’interview avec son pdg, Patrick Pouyanné, l’Express dresse l’inventaire d’un groupe français qui n’avait  jamais été autant décrié que depuis le scandale de l’Erika en 99 ».

Le magazine aborde tous les sujets qui fâchent

Et « sans doute l’un des plus critiqués », ajoute l’Express. « Le projet en Ouganda et en Tanzanie […] une immense infrastructure pétrolière […] 230 000 barils de bruts doivent sortir du Lac Albert d’ici trois ans ». « un projet qui fait presque l’unanimité contre lui » assure l’Express. « Expropriations […] violations des droits humains, atteinte à la biodiversité, bombe climatique ». « Le réquisitoire accablant des ONG », les « critiques », Patrick Pouyanné, le PDG, dit les entendre. Et il se défend. Les expropriations en Ouganda? « 98% des foyers ont accepté. Personne ne les a forcés ». Tel un prêcheur dans le désert, Pouyanné prend son bâton de pèlerin et entonne : « Le projet se fera » avec ou sans TotalEnergies. « La question, ajoute-il, est la suivante : est-ce qu’il vaut mieux avoir ou non dans le paysage une entreprise occidentale qui essaie de développer selon nos standards ». Question qui aurait pu être posée aux Ougandais concernés. Mais non, ils resteront un hors champs de ce dossier.

Alors que la Corée du Sud est en deuil national après le mouvement de foule qui a fait plus de 150 morts, un article entre en résonance avec cette actualité

« Faut-il avoir peur des foules? » se demande Societydans un article écrit avant la tragédie de Séoul. Le magazine s’entretient avec le commissaire d’exposition « Foules » à voir à Paris. Mehdi Moussaïd, chercheur, un « foulologue » nous dit que, oui la foule « peut basculer d’un côté stupide, le mouvement de foule mais aussi du côté intelligent ». Il nous rappelle que dans l’évacuation des tours jumelles du Word Trade center, « on s’est rendus compte que dans cette situation extrême c’est l’entraide qui a prédominé […] Et qu’en fait l’image que nous avons de la foule est alimentée par un siècle d’études négatives sur la foule ». Voyez encore les Printemps Arabes, « une émotion dominante s’amplifie dans une foule » poursuit le chercheur. Les Printemps arabes, « où dans les pays concernés, les individus étaient en colère mais isolés ». Facebook arrive alors et connecte les gens. « La colère dit-il, s’est alors mise en contact avec la colère » et cela l’a alors amplifiée.

Les foules qui se déchaînent au Brésil

L’atmosphère est devenue « électrique » alors que le Brésil vote ce dimanche entre Lula et Bolsonaro. C’est « Brésil contre Brésil », titre l’Obs qui revient sur cette campagne « surréaliste ». « Qui se souvient d’une campagne où un candidat – Lula – se force à déclarer qu’il n’a pas de pacte et n’a jamais parlé avec le diable, tandis que son adversaire, écrit le reporter, son adversaire – Bolsonaro – achète une pub sur Google pour préciser qu’il n’est pas un pédophile? » Oui, campagne folle, un « torrent de fake news » qui alimente cet « air électrique » nous dit encore L’Obs. Pour qui la présidentielle pourrait se jouer à São Paolo, « la métropole gigantesque plutôt luliste, la province plutôt bolsonariste. Et les indécis? » Ils vont devoir « trancher entre deux projets de sociétés diamétralement opposés, abonde le Journal du Dimanche : poursuivre sur la voie de l’ultra conservatisme […] de Bolsonaro ou revenir à la social-démocratie paternaliste de l’ancien chef de l’Etat Luiz Inacio Lula Da Silva ». Le JDD, pessimiste, sur l’avenir du Brésil. Quel que soit le vainqueur, « réconcilier le pays paraît presque impossible ». Très peu de lueur donc pour le géant sud-américain.

A Kiev, c’est à la lueur des téléphones portables qu’on s’éclaire…

Des dizaines de petites lucioles se fraient un chemin dans les rues de la capitale ukrainienne. Ce sont les torches des téléphones. Car depuis une semaine, nous raconte Paris Match, Kiev est « soumise aux restrictions d’électricité ». Alors de Marina et Sergueï qui « essaient de ne pas trop se cogner aux murs de leur appartement » à la docteur Natalia de « l’hôpital numéro 2 qui gère 76 patients et désormais les coupures de courant » en passant par Viktor « survivant sous une tente à Irpin, se réchauffant au goulot d’une bouteille car la température frôle avec les zéro degré ». Comment ne pas penser aussi à Nastia et Oleksander qui, le matin étaient dans un abri au sol de leur immeuble sans électricité et qui le soir tombé, font la fête au Fifty la boîte de nuit de Kiev… Plongée de Paris Match dans une capitale ukrainienne déboussolée et qui vit dans le noir.

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