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À la Une: une immigration choisie…

todaynovembre 3, 2022 2

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Le gouvernement a pour volonté de régulariser certains immigrés aptes à travailler dans des secteurs qui manquent de main d’œuvre et faciliter l’expulsion de ceux qui sont en situation irrégulière. Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, et celui de l’Intérieur, Gérald Darmanin, s’expliquent dans Le Monde : « Ils annoncent vouloir, dans un souci d’ »équilibre », créer un titre de séjour « métiers en tension » pour les travailleurs sans papiers déjà sur le territoire, à côté de mesures visant à améliorer les reconduites à la frontière. Un texte qui doit être débattu au parlement en début d’année prochaine et sur lequel le gouvernement entend rallier la droite. »

Non, s’exclame d’ores et déjà Le Figaro. « Les chiffres montrent que la France n’a nullement besoin de renforts, affirme le quotidien de droite. Contrairement à l’Allemagne, elle connaît un chômage important et accueille, chaque année, 70 000 actifs supplémentaires, quand nos voisins germaniques en perdent, en moyenne, 100 000. Si l’immigration est une chance pour la France, comme il est de bon ton de le chanter, c’est très loin d’être flagrant pour la sécurité, et aujourd’hui pour le travail. »

« Le pointilleux balancement du « en même temps » »

L’Opinion n’est pas non plus convaincue : « un zeste de durcissement des expulsions d’étrangers en situation illégale, et une pincée d’assouplissement de l’immigration de travail dans les métiers en tension ; faire plaisir à la droite sans braquer la gauche, rassurer la gauche sans décourager la droite. Jamais autant que sur les dossiers relevant du régalien, on avait ressenti le chaloupé congénital du macronisme, le pointilleux balancement du « en même temps ». » Et L’Opinion de prévenir : « les questions liées à l’immigration seront un des principaux déterminants du choix politique, lors de la prochaine élection présidentielle. Ce sera en 2027 : c’est loin, mais le défi est si lourd et piégeux qu’il serait temps pour la macronie de s’y mettre vraiment. »

Libération s’emporte mais pas pour les mêmes raisons. « Le gouvernement joue au jeu dangereux des bons et des mauvais immigrés », affirme Libé. C’est « une tentative hasardeuse d’endiguer la montée du Rassemblement national. » Pour L’Humanité, « rien de nouveau sous le soleil. Pour draguer la droite et l’extrême droite, on nous repasse le même discours à chaque réforme du droit des étrangers. »

Choc entre deux visions…

La Croix tente la synthèse : « L’exercice relève de l’équilibrisme tant la politique migratoire articule des enjeux antagonistes. Économiquement, la France a besoin de travailleurs étrangers, comme tous ses voisins et comme tous les pays industrialisés, de nombreux emplois ne trouvant pas preneur. Une concurrence internationale se développe d’ailleurs pour les attirer. Démographiquement, l’apport de jeunes fait sens alors que la population française vieillit. Politiquement, le sujet est brûlant, poursuit La Croix, car il renvoie à un lourd passif en matière d’intégration – et même de délinquance, selon les autorités. Le racisme s’en nourrit et le refus de l’étranger devient pour certains un slogan électoral. La figure du migrant symbolise de plus en plus le choc entre deux visions – nationaliste ou universaliste. »

► À lire aussi : Migrants: «La politique migratoire européenne est à la fois frileuse et lâche, voire criminelle»

Inévitable ?

« L’immigration choisie est inévitable, affirme pour sa part Le Télégramme. Elle n’a rien de philanthropique, mais quoi qu’en disent ses détracteurs, c’est un outil essentiel d’équilibre socio-économique. Ses règles doivent être claires, maîtrisées, assumées. Comme au Canada, qui fait référence en la matière. La France ne pourra longtemps s’y soustraire, pointe encore Le Télégramme. D’autant que, contrairement aux idées reçues, une politique migratoire sélective ne provoque ni chômage ni dégradation des comptes sociaux. C’est l’inverse. Les migrants ne viennent pas seulement profiter de notre généreuse protection sociale, mais y contribuer. »

La Corée du Nord pourrait-elle entrer en guerre ?

À la Une également, les derniers tirs de missiles par la Corée du Nord, et cette question posée par Le Parisien : « la Corée du Nord est-elle capable d’entrer en guerre ? » Le pays de Kim Jong-un en « a les capacités. Mais Pyongyang ne cherche pas le conflit, affirme le journal. « Le leadership nord-coréen est parfaitement rationnel sous ses aspects outranciers, remarque Marianne Péron-Doise, codirectrice de l’Observatoire géopolitique de l’Indo-Pacifique. Il sait que face aux moyens de la Corée du Sud, conjugués à ceux du Japon et des États-Unis, il ne ferait pas le poids ». (…) Pyongyang jouerait plutôt sur « sa capacité à infliger des dommages majeurs » (avec l’arme atomique dont il dispose) pour dissuader toute attaque, affirme encore Le Parisien. Car les deux Corées n’ont jamais signé d’accord de paix, seulement un armistice. »

► À lire aussi : La Corée du Nord tire une vingtaine de missiles, Séoul dénonce une «invasion territoriale»

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