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COP Cites 19: l’hippopotame garde un statut «pas assez protecteur» – Changer d’air

todaynovembre 25, 2022 2

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Après la Cop-climat, dont la dernière édition s’est tenue à Charm el-Cheikh en Egypte, s’achève ce vendredi 25 novembre, la COP-19 de la Cites, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacée. Moins médiatique, elle se tient au Panama.

Sauf revirement en plénière ce vendredi, grenouilles de verre – aux corps transparents- tortues matamatas, plusieurs espèces de concombres de mer ou encore des dizaines d’espèces de requins requiem et de requins marteaux doivent faire leur entrée à l’Annexe II de la Cites. Inscription synonyme d’un contrôle accru du commerce de ces espèces.

Logo de la COP-19 Parmi les faits marquants de cette Cop-19 qui s’est ouverte le 14 novembre au Panama, Charlotte Nithart, porte-parole de l’association Robin des bois et observatrice à la Cites, mentionne aussi le cas des éléphants. « Nous n’avons pas réussi à obtenir une meilleure protection au niveau africain », regrette-t-elle. Une trentaine de pays, notamment d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, demandait la réinscription à l’Annexe I de toutes les populations d’éléphants, ce qui impliquerait une interdiction du commerce international de l’ivoire. Demande une nouvelle fois bloquée.

En ce qui concerne les rhinocéros, Charlotte Nithart est satisfaite « parce que l’Eswatini réclamait une réouverture du commerce de la corne de rhinocéros et cette proposition a été refusée. En revanche, la Namibie a réussi à alléger un peu le dispositif de protection internationale. Cela ne permet pas une réouverture du commerce de la corne, mais cela envoie un mauvais signal aux braconniers. » Autre point à noter : l’échec de la proposition d’inscription aux annexes de la Cites de l’hippopotame.Plusieurs pays dont le Bénin, le Burkina Faso, la RCA, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo avaient fait une proposition. « Au départ, ils voulaient interdire le commerce de l’hippopotame parce que l’ivoire d’hippopotame sert de plus en plus de substitut à l’ivoire d’éléphant, explique Charlotte Nithart. Mais l’Union européenne a eu un rôle extrêmement négatif, donc ils avaient revu à la baisse leurs prétentions. Mais malgré tout, l’hippopotame reste avec son statut, qui n’est pas assez protecteur. »

La faune et la flore seront bientôt au cœur d’un autre rendez-vous : la COP15 sur la sauvegarde de la biodiversité s’ouvre le 7 décembre à Montréal.

Planter des arbres c’est bien, suivre leur évolution c’est mieux !

Les projets se multiplient mais planter ne suffit pas. C’est l’enseignement délivré par une étude publiée dans la revue Royal Society. Les scientifiques ont étudié l’évolution de 176 sites de restauration. Résultat : près de la moitié des arbres replantés dans les forêts tropicales en Asie ne survivent pas plus de cinq ans faute de suivi. Selon l’étude, les arbres replantés dans les espaces fortement affectés par la déforestation ont un taux de mortalité plus élevé que les autres. Les auteurs estiment que la restauration de forêts est tout de même nécessaire et utile, car la régénération naturelle est beaucoup plus lente.

La Camerounaise Cécile Ndjebet, lauréate du prix « Champions de la Terre »

L’agronome a été récompensée par l’ONU pour son combat pour renforcer les droits fonciers et forestiers des femmes en Afrique.

Les Nations Unies voient dans la sécurité foncière un « élément essentiel pour qu’elles puissent jouer un rôle dans la restauration des écosystèmes ».

Ce prix, c’est d’ailleurs pour Cécile Ndjebet, une reconnaissance pour ces femmes, souvent oubliées alors qu’elles « reboisent et valorisent les espaces dégradés ». 

Trois milliards d’euros pour mieux comprendre (d’en-haut) le changement climatique

L’agence spatiale européenne, l’ESA, a obtenu un budget de 17 milliards d’euros pour les trois ans à venir dont 3 milliards consacrés à l’observation de la Terre. Un budget crucial pour comprendre le changement climatique. En effet, pour établir leurs modèles, on considère que les scientifiques ont besoin de 50 « observables », à l’instar du niveau des mers ou de la concentration en gaz à effet de serre. Vingt-six d’entre eux sont uniquement accessibles depuis l’espace avec des satellites. L’ESA va pouvoir lancer également de nouveaux projets, comme un satellite d’études des vents et des courants atmosphériques.

« Make Friday green again »

Le Black Friday lance la saison des achats de Noël aux États-Unis. Cette journée au cours de laquelle les commerces proposent d’importants rabais s’est exportée depuis quelques années. Mais la fièvre acheteuse qui l’accompagne n’est pas du goût de tout le monde. En France, le collectif Make Friday green again, (que l’on peut traduire par « reverdir le vendredi »)  créé il y a quatre ans par Faguo et comptant 1300 marques, a mis en place une ligne d’appel d’urgence pour aider celles et ceux qui peinent à résister à la pulsion consumériste.

Sur cette ligne verte, (le +33 972 121 234), vous apprendrez quelques astuces pour consommer moins et mieux, et quelques chiffres qui font réfléchir. Par exemple, dans les placards des Français : en moyenne 6 objets sur 10 ne sont jamais utilisés !

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