L'Europe

En Hongrie, les lycéens viennent soutenir leurs enseignants en grève

todayoctobre 16, 2022

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Depuis la rentrée scolaire, des manifestations ont lieu chaque semaine en soutien aux professeurs de l’enseignement public. Ces derniers sont dans le collimateur du gouvernement de Viktor Orban. Une demi-douzaine de professeurs a été licenciée, une quarantaine est menacée de l’être à son tour. Leur seul crime : avoir fait grève, pour réclamer des hausses des salaire et de meilleures conditions de travail. Des milliers de Hongrois solidaires des enseignants ont manifester vendredi 14 octobre à Budapest et en province.

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Avec notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère

« Arrêtez de malmener nos profs ! » C’est le slogan des milliers de lycéens qui sont descendus dans la rue. Katalin Törley est professeur de français dans un lycée de Budapest. Comme plusieurs de ses collègues, elle vient d’être limogée, simplement parce qu’elle a fait grève : « Je suis indignée, je suis révoltée, je trouve que tout ça est inadmissible et insupportable… », s’insurge-t-elle.

En principe, le droit de grève existe, mais en pratique, une loi rend la grève illégale. « Il faut assurer 50% de tous les cours. Et en classe de terminale, il faut leur assurer 100% des cours. C’est ridicule ! », s’énerve encore Katalin.

Les enseignants réclament le rétablissement du droit de grève. Et aussi de meilleurs salaires : 450 euros nets par mois en début de carrière, et 900 euros après 30 ans de service, c’est dérisoire quand la vie coûte presque aussi cher qu’en France.

Résultat, les enseignants abandonnent le métier et tous les lycées publics manquent de profs. « Dans le lycée de ma sœur », raconte Lili Mihalics, du collectif « Diakok a tanarokkért » (« Elèves solidaires avec les enseignants »), en terminale, « c’est le prof d’histoire qui enseigne l’informatique. Il est très âgé, il dit lui-même qu’il sait seulement appuyer sur le bouton de l’ordinateur ! »

Des dizaines de professeurs ont reçu des lettres les menaçant de licenciement. Ces lettres, les lycéens les ont brûlées devant le ministère de l’Intérieur. Car le ministère de l’Éducation ayant été supprimé par le gouvernement nationaliste de Viktor Orban, désormais c’est le ministre l’Intérieur qui supervise l’enseignement public.

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