L'Europe

Les Français, mauvais élèves de la cybersécurité – Nouvelles technologies

todayoctobre 30, 2022 1

Background
share close

Selon une étude comparative menée en France, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie et aux États-Unis, la plupart des citoyens et des salariés français n’ont jamais bénéficié d’une formation à la sécurité informatique. Cette « cyber culture » du risque, qui leur fait défaut, les rend plus vulnérables aux attaques incessantes des rançonneurs du web.

Alors que les risques de cyberattaques n’ont jamais été aussi élevés pour les entreprises comme pour les particuliers dans le monde, une nouvelle étude, menée par l’institut de sondages français Ipsos à la demande de l’entreprise Terranova Security, spécialiste mondial de la formation et la sensibilisation à la cybersécurité, révèle que « 62% des Français n’ont jamais reçu de formation pour se prémunir des attaques informatiques ».

Comparativement, les personnes interrogées au Royaume-Uni, au Canada, en Australie et aux États-Unis sont 47% en moyenne à être bien formés. Le rôle des petites ou des grandes entreprises dans l’éveil du public aux enjeux de cybersécurité est crucial, démontre cette étude. Y compris pour les personnels soignants des établissements hospitaliers français, dont les outils de travail sont régulièrement bloqués par des demandes de rançons, nous précise Dalila Ben Attia, directrice générale de Terranova Security France.

« Les attaques des pirates ne se limitent pas qu’aux entreprises »

« Depuis 20 ans, Terranova Security accompagne les entreprises et les organisations pour faire en sorte que les comportements des utilisateurs du numérique soient “cyber-sains”. C’est-à-dire d’avoir cette hygiène de sécurité minimale qui permettrait à chaque personne de pouvoir résister aux attaques informatiques », explique-t-elle. « La formation aux enjeux de la cybersécurité est dans ce cas fondamentale. Si l’on observe par exemple les secteurs d’activité qui sont soumis à des conformités réglementaires fortes comme les assurances ou les banques, elles sont obligatoires pour tous les salariés. Mais aujourd’hui, les attaques des pirates ne se limitent pas seulement aux entreprises, elles ciblent indifféremment des particuliers et des groupes d’individus de la société civile en attaquant des associations ou encore des administrations publiques. »

Puis, Dalila Ben Attia poursuit : « Établir le niveau d’intérêt et d’adhésion du public au sujet de la sensibilisation à la cybersécurité était l’objectif de cette étude menée au niveau international avec Ipsos. Certains secteurs comme les établissements hospitaliers ont des difficultés pour mettre en place ces formations pour leurs personnels. La raison en est simple, leur métier qui est de répondre en urgence aux besoins des patients ne laisse peu ou pas de temps pour effectuer ce type de formation. Pourtant, ces formations sont devenues vitales pour les établissements santé en France qui subissent des attaques incessantes par rançongiciel », souligne-t-elle, et d’ajouter : « Il faut absolument que les comités de directions des établissements de santé aménagent du temps de formation pour leurs personnels et les aident à acquérir cette conscience des risques cyber, notamment en recourant à des méthodes d’enseignement différentes que celles qui sont actuellement déployées dans les entreprises lambda. »

Des bonnes pratiques qui sont peu suivies

L’un des autres freins en France au développement d’une culture générale du risque cyber semble être un manque de communication entre les utilisateurs des systèmes numériques et les responsables informatiques. Moins d’un quart des personnes interrogées dans l’Hexagone ont déclaré partager leurs bonnes pratiques à leurs collègues ou même parler de leurs problèmes de cybersécurité aux responsables informatiques de leur entreprise.

Un déficit de formation et d’informations qui attribue à la France le bonnet d’âne de la cybersécurité, selon les résultats de l’enquête Ipsos. Une mauvaise note qui se situe, à dix points en dessous de la moyenne mondiale des pays industrialisés.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr 

Источник

Written by: admin

Rate it

Previous post

L'Europe

Ukraine: à Kryvyï Rih, l’abri antiatomique contre les menaces nucléaires

Au nord du front de Kherson, Kryvyï Rih est l'une des bases arrière des militaires ukrainiens qui mènent la contre-offensive pour reprendre les zones encore aux mains des Russes. Relativement épargnée par les combats, la ville a été à maintes reprises visée par des tirs russes. À cela s'ajoutent les menaces nucléaires russes. Lire la suite Avec nos envoyés spéciaux à Kryvyï Rih, Anastasia Becchio et Boris VichithLe mois dernier, le bombardement d'un […]

todayoctobre 30, 2022

Post comments (0)

Leave a reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *


0%