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Maroc: à Casablanca, le pari des transports en commun pour désengorger la ville – Afrique économie

todaynovembre 4, 2022

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Avec plus de trois millions d’habitants, Casablanca est une ville densément peuplée et très congestionnée. Une difficulté pointée par le plan de déplacement urbain de Casablanca qui a recommandé la réalisation d’un certain nombre de projets de transports en commun de masse. Parmi eux, notamment deux nouvelles lignes de tram, soit 26 kilomètres desservant 39 arrêts. Les travaux sont en cours. 

De notre envoyée spéciale de retour de Casablanca,

L’organisation spatiale des villes africaines est au cœur de nombreuses discussions. Comment désembouteiller des villes qui ont grandi très vite et qui n’étaient pas conçues pour un usage massif de la voiture individuelle ? La question des problèmes de pollution est également centrale. À Casablanca, ville où le ton au volant monte vite, l’arrivée prochaine de deux nouvelles lignes de tram est bienvenue. Les deux lignes existantes transportent déjà 170 000 personnes par jour, en moyenne plus qu’à Paris.

« L’objectif et l’ambition primaire de tous ces projets, c’est vraiment de donner aux Casablancais une alternative réelle à l’usage de la voiture personnelle, explique Shada Taïb, directrice communication de Casa Transport. Ce que l’on constate, c’est que la majeure partie des déplacements à Casablanca sont aujourd’hui des déplacements domicile-travail ou domicile-lieu d’étude. Ce sont des déplacements plus ou moins obligés. L’objectif est de rapprocher les distances, d’ouvrir les opportunités économiques, les opportunités d’études, de travail, et autres à tous les habitants, quel que soit leur lieu d’habitation. »

Un chantier aux nombreux défis techniques

À la croisée de la ligne 1 déjà existante, la ligne 3 est en cours de construction. Les futures voies encadrent déjà une belle allée de palmiers. Yves Genevois nous fait la visite du chantier : « Il y a quelque chose de très important ici, c’est ce nez de quai, cette pierre-là en granit qui est énorme, elle est belle comme tout. On a gardé ce principe d’aménagement de la station. » 

Yves Genevois supervise les travaux pour l’entreprise Egis. « C’est anodin, mais trouver des carrières qui puissent fournir rapidement ces pierres-là, ce n’est pas facile non plus. Donc aujourd’hui, l’un de nos problèmes, c’est d’avoir ces pierres en temps et en heure. On devrait avoir toutes ces pierres, mais là, elles arrivent au compte-goutte. On pensait effectivement qu’on aurait des problèmes techniques ; on en a d’autres. Des problèmes d’approvisionnement, par exemple, en équipement électronique… Mais la bordure de granit, on pensait que ce serait assez anodin, en fait pas du tout. »

Ce chantier présente de nombreux défis : une dizaine d’ouvrages d’art, des passages en dénivelé, des rues densément habitées… Pour mener ce chantier à bien, Casa Transport avait par ailleurs certaines conditions. « Ce n’est pas vraiment un défi, c’est un choix du maître d’ouvrage qui a décidé de faire travailler en priorité des entreprises marocaines, qui n’avaient pas forcément de compétences, reconnues en tout cas, dans nos domaines particuliers de pose de voies, explique Yves Genevois. On a relevé ce défi, on n’avait pas le choix, et le maître d’ouvrage a voulu donc que se soient des entreprises marocaines qui prennent la main sur ces gros travaux d’infrastructure. C’était un pari, ça a l’air de bien marcher, et aujourd’hui, on peut dire qu’on a pratiquement réussi à faire ces travaux-là. »

La mise en service de ces deux lignes est prévue pour fin 2023. Casablanca comptera alors six lignes de transports en commun de masse, quatre de tram et deux busway.

► À lire aussi : Le rail, une solution pour désengorger les mégapoles africaines

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